Grossesse test

Quand la grossesse tarde : comprendre les causes profondes

Il est fréquent que les couples aient des difficultés à concevoir un enfant. Environ 20% d’entre eux ne parviennent pas à tomber enceinte après un an d’essais, et ce chiffre monte à environ 10% après deux ans. Plusieurs causes peuvent expliquer ces problèmes de fertilité, notamment l’âge de la mère qui influe sur sa capacité à concevoir. En effet, passé la trentaine, la fertilité diminue progressivement et chute plus nettement au-delà de 35 ans. Les perturbateurs endocriniens et d’autres facteurs liés au mode de vie et à l’environnement peuvent également jouer un rôle dans la difficulté à concevoir un enfant.

Conseils pour concevoir un bébé

Il existe des conseils pour augmenter les chances de tomber enceinte. Ces conseils aident au bon déroulement de la grossesse. Utiliser ces recommandations peut être bénéfique si vous essayez de concevoir ou si vous êtes déjà enceinte.

Passer un examen de santé

Pour bien préparer une grossesse, il est important de consulter un professionnel de santé pour faire un bilan médical et psychologique. Cette consultation permettra au médecin ou à la sage-femme de vérifier votre état de santé, répondre à vos questions sur l’arrêt éventuel de la contraception et discuter des changements alimentaires à adopter.

Suivi du cycle menstruel

Il est important de connaître son cycle menstruel lorsque l’on essaie d’avoir un bébé. Cela permet de déterminer le moment de l’ovulation, afin de maximiser les chances de tomber enceinte après un rapport. L’ovulation survient après la phase folliculaire et marque le début de la phase lutéale. Pour repérer ce moment, on peut tenir une courbe de température : une augmentation de la température indique que l’ovule n’est plus fécondable. La date d’ovulation dépend de la durée moyenne des cycles menstruels et peut varier en fonction du stress, des habitudes alimentaires ou des activités physiques. Il existe également des tests d’ovulation qui détectent le pic d’hormone hypophysaire survenant juste avant l’ovulation.

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En résumé :
– Connaître son cycle menstruel est essentiel pour augmenter les chances de concevoir.
– L’ovulation se produit après la phase folliculaire et marque le début de la phase lutéale.
– Une courbe de température peut aider à repérer ce moment crucial.
– La durée du cycle menstruel peut varier en fonction du mode de vie.
– Des tests d’ovulation sont disponibles pour détecter le pic hormonal précédant l’ovulation.

Améliorer son régime alimentaire

Pour augmenter les chances de concevoir, il est important de privilégier certains aliments. Par exemple, la vitamine B9 et l’acide folique sont essentiels au développement du bébé. On peut les trouver dans des aliments tels que les abats de volaille, les légumineuses ou les légumes verts. De plus, l’iodure présent dans le poisson, les œufs, le lait et le beurre est également crucial.

Il faut garder à l’esprit qu’il peut falloir jusqu’à un an pour réussir à concevoir un bébé. Avant cette période, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter outre mesure. Il est important de rester positif car le stress peut affecter la fertilité en perturbant le cycle menstruel. Après un an sans succès malgré des rapports réguliers non protégés, il est recommandé de consulter un spécialiste pour réaliser des tests afin d’identifier d’éventuels problèmes.

En résumé :
– Privilégiez certains aliments pour augmenter vos chances de conception.
– Gardez une attitude positive avant 1 an d’essai.
– Consulter un spécialiste après 1 an si nécessaire.

Les perturbateurs endocriniens menacent la fertilité

Les problèmes de fertilité peuvent être causés par des facteurs environnementaux tels que les perturbateurs endocriniens. Ces substances, qu’elles soient naturelles ou synthétiques, peuvent affecter les hormones et entraîner divers troubles, notamment au niveau des organes reproducteurs.

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Chez l’homme, les perturbateurs endocriniens environnementaux sont associés à des malformations congénitales ainsi qu’à une diminution de la qualité du sperme. Chez la femme, ils sont liés à différentes affections touchant les organes génitaux et pouvant influencer la grossesse.

Des études ont montré une corrélation entre la présence de certaines substances comme les phtalates dans les urines des femmes et une baisse de leur réserve ovarienne. Chez l’homme, le bisphénol A est également associé à une diminution de la concentration et de la vitalité du sperme.

Ces constatations suscitent des inquiétudes quant à la qualité du sperme chez les hommes occidentaux. Des recherches approfondies se concentrent actuellement sur les effets des perturbateurs endocriniens sur la fertilité masculine.

Quand faut-il s’inquiéter d’une absence de grossesse ?

Lorsqu’un couple envisage une grossesse, il est normal que cela prenne du temps. En général, si la grossesse ne vient pas après un an de rapports sexuels réguliers, il est conseillé de consulter un médecin. Le premier rendez-vous devrait être pris avec votre médecin généraliste ou votre gynécologue habituel, qui pourra ensuite vous orienter vers des spécialistes pour effectuer les examens nécessaires afin d’identifier les raisons exactes des problèmes de fertilité. Ces tests permettent souvent de déterminer l’origine du problème – dans 40 à 45 % des cas, la cause est féminine et dans près de 40 % des cas, elle est masculine. Dans environ 20 % des cas, la cause reste inexpliquée ou affecte les deux sexes. Il est essentiel d’inclure le partenaire dans cette démarche car cela implique également quelques examens chez l’homme.

  • 80 % des grossesses débutent dans les six mois suivant le désir d’enfant
  • Il faut consulter après un an de rapports sexuels réguliers sans conception
  • Les tests réalisés chez l’homme et la femme permettent souvent de trouver l’origine du problème
  • Dans 40 à 45% des cas, la cause de la fertilité réside chez la femme
  • Dans près de 40% des cas, c’est l’homme qui présente une cause masculine
  • Dans environ 20 % des cas restants : les deux sexes sont concernés ou aucune explication n’est trouvée.
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Les actions à prendre contre les perturbateurs endocriniens

Pour assurer la santé du futur bébé, il est important de se protéger des perturbateurs endocriniens avant et pendant la grossesse. Les médecins spécialisés dans l’Assistance médicale à la procréation (AMP), voir même votre sage femme, peuvent fournir des conseils sur l’hygiène de vie, l’alimentation et les environnementaux pour préserver la santé du bébé à naître. Certaines cliniques d’AMP sensibilisent davantage les femmes concernant les perturbateurs endocriniens que d’autres.

En France, des consultations spécialisées sur les problèmes environnementaux sont maintenant disponibles, principalement pour les femmes ayant des problèmes de fertilité. Par exemple, le Centre Artémis à Bordeaux a été mis en place dans le cadre des plans national et régional pour la santé environnementale.

Il est également bon de noter qu’en 2015 en France, plus de 3 % des enfants sont nés grâce à une Assistance médicale à la procréation (AMP). Des malformations telles que l’hypospadias ou la cryptorchidie peuvent être liées à certains facteurs environnementaux.